
Après l’annulation des 9 Heures d’Endurance d’Orléans, nous nous demandions si le championnat de France allait être maintenu. C’est l’heure des pros ! Grâce à la nouvelle catégorie Classic 9 qui s’ajoute aux 6 heures et aux 24 heures, autrement dit, trois en une, cette édition devrait permettre de relancer cette discipline pour la saison 2027. Le retour aux sources de la catégorie T2 B devrait donc se mobiliser pour rivaliser avec la nouvelle génération de pilotes en SSV, qui commencent à s’imposer dans plusieurs compétitions nationales et internationales. Cette compétition va se jouer en trois »sets » gagnants ! C’est sur le même court en terre battue que les 24 h 00, les 9 h 00 et les 6 h 00 se disputeront.


Cette compétition est organisée par l’ASA 91, qui fête cette année ses 60 ans d’existence. Certes, le temps passe vite et tu sais que tu as soixante ans lorsque les 60 bougies coûtent plus cher que le gâteau ! Nous savons tous que le sport mécanique s’enrichit du temps qui passe. Mais, c’est soixante ans de rythmes de souvenirs, d’histoires, de joies, de mélodies et parfois de déceptions qui ont marqué cette épreuve.

Une gouvernance partagée. Pour cette 34ᵉ édition, Jean-Louis Dronne passe en partie le relais à sa fille, Leslie. Elle est la nouvelle vague de cette discipline. Très jeune, elle baigne déjà dans les odeurs d’huile de moteur, respire la poussière de Chevannes et de la Baja de France, et connaît les fortes chaleurs des éditions des 24 Heures TT du Maroc. Finalement, sur les bancs de l’école, elle a su attendre son tour pour reprendre le flambeau de cette belle et longue histoire. Leslie Dronne a bien l’intention de garder à l’esprit le côté sportif, l’ambiance et la convivialité lors des éditions précédentes.



Les 24 heures de France, c’est comme le manège enchanté ! Tous les ingrédients seront au rendez-vous, les 11, 12 et 13 septembre, pour que la fête batte son plein. De Paris, puis de France, cette épreuve a souvent été une affaire de famille, où plusieurs membres vont s’affronter sur la piste de Fontaine-Foruches, notamment La famille Morize, Yann et Laure. La famille Favre, Olivier et Jedidia. La famille Chrevecoeur : Hervé et Valentin. La famille Fournier : Antoine, Alexandre, Philippe. La famille Coquelle : Alain et Louis. La famille Legrand, Bastien, Théo, Arnaud. La famille Corvaja : Luca, Chiara, Jules. La famille Fay : Christophe et Antoine. La famille Euvrard : Arnaud et Adeline. La famille Pelleteret : Yves, Nadia, Alexis. La famille Doffin : Apolline et Yann. La famille Lévêque : Dany et Antoine. La famille Deleporte : Antoine et Noé. La famille Paniagiotis : Valérie et Yannick. La famille Sellem : Fabrice et Jason. La famille Iste : Nicolas et Lie-Lou. La famille Charroyer : Jérémie et Mickaël. La famille Carelle : Didier, Emilien, Manon. La famille Remoussin : Jason et Bruno. La famille Buso : Jérôme et Patrick. La famille Moreau : Geoffrey et Corentin. La famille Cain : Hugues-Alban et Yves-Michel.



Ainsi, c’est bien une affaire de famille. Même si le nombre d’engagés diminue d’année en année sur toutes les épreuves auto/moto/camion, les 24 Heures de France subissent aussi une diminution incontestable de concurrents. Mais, force est de constater que les organisateurs ne sont en rien responsables des politiques menées par un exécutif qui parfois va à contre-sens de l’avis de la population. Si ça continue, un jour, ils demanderont à la FFSA d’organiser les « 24 heures d’auto-tamponneuse ! à la Foire du Trône. »



Parmi les cadors de la discipline, on retrouvera Jérémie Warnia. Comme Obélix, ce Varois est tombé tout jeune dans la marmite ! Son père, qui était pilote au Trophée Andros, lui fait découvrir ce monde à part. Tel père, tel fils, quelques années plus tard, Jérémie Warnia croise la route de Stéphane Peterhansel. Depuis cette rencontre, il accumule les succès en Quad cross et en SSV à travers le monde. À plusieurs reprises, il est sacré champion de France, champion d’Espagne et champion d’Europe. Fort de ses victoires au Touquet et sur la Ronde des Sables… le pilote français part aux États-Unis en 2008, d’où il ramènera plusieurs couronnes, dont le championnat ITP Open Pro 2009 et le championnat WORCS, en 2011.


Vous qui avez été l’un des musiciens du groupe »Il était une fois », mais également l’un des collaborateurs de Thierry Sabine, et que vous commencez à passer en partie la main à votre fille, qu’allez-vous faire maintenant, Jean-Louis Dronne ?

« Ben, soit je donnerai les départs, soit je taquinerai le goujon en bord de Seine. En vérité, J’ai toujours rêvé d’aller à la pêche pour écouter le cri des cormorans ! Je vous rassure, ce n’est pas une retraite mais une médiation provisoire, peut-être définitive ? L’avenir nous le dira. Pour l’instant, je continue à m’occuper de la partie sportive et technique de l’épreuve. En attendant, le 25 septembre, je serai avec mon épouse sur la ligne de départ de la Route des Légendes, à Versailles. » Dernière minute, pour des raisons familiales Roger Audas, laisse sa place à Pierre-Yves Dubuisne pour copiloter Pierre Lartigue sur la Route des Légendes.


Auteur : Gilles David (gd.redaction@orange.fr). Crédit photos : Art Book Racing, 24 Heures TT, Alain Rossignol, Jacques Devisme.